Née à Genève en 1993, Zoé Tullen vit à Marseille et est actuellement résidente à Sissi Club Studio. Elle obtient son diplôme à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2019.

Parcours de l’artiste


Née à Genève en 1993, Zoé Tullen vit à Marseille et est actuellement résidente à Sissi Club Studio. Elle obtient son diplôme à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2019.
Son travail a été remarqué par plusieurs plateformes dédiées à la scène émergente, notamment
le Prix Utopi·e (lauréate 2025), le 67e Salon de Montrouge (2023) et Jungkunst, Winterthour (2022). Ses expositions collectives et personnelles récentes incluent Art Genève (2026), Centre Wallonie Bruxelles (2025), AtelierHaus du Canton de Genève, Berlin (2025), One Gee in Fog, Genève (2025), Hiflow, Genève (2024), Espace Le Carré, Lille (2024), Galerie Dix9, Paris (2024), Galerie du Crous de Paris (2023). En 2025, elle bénéficie de la résidence de six mois à Berlin octroyée par le Canton de Genève donnant lieu à une publication à paraître aux éditions Atelier Berlin (FCAC). Elle expose prochainement à 193 Gallery, Paris et au 6B, Saint-Denis.


Présentation


« La pratique artistique de Zoé Tullen s’inspire d’un constat : les machines sont, avec les fxmmes, soumises au patriarcat par des mécanismes communs. Que ce soit en volume physique ou virtuel, son travail en trois dimensions révèle précisément l’objectification subie par ces deux groupes humain et non-humain. La série évolutive qu’elle a débuté en 2022, Motherlode (filon mère, ou code source) s’intéresse
plus particulièrement aux rapports historiques entre les fxmmes et les appareils
de programmation électronique.

(…) Si les artistes féministes des années 1980 comme Dara Birnbaum ou Anne- Mie Van Kerckhoven ont revendiqué leur place sexuée dans et grâce aux médias technologiques, Zoé Tullen mène aujourd’hui une réflexion sur l’abolition du genre comme voie d’émancipation. Sculpturales et picturales à la fois, analogues et numériques, non-binaires, donc, ses pièces ouvrent aussi la binarité du langage informatique à d’autres horizons. L’artiste cherche à introduire l’affect et la subjectivité dans l’univers technologique, outils par lesquels les fxmmes et personnes queer ont non seulement résisté mais se sont aussi affranchies des carcans
de la domination patriarcale. (…) »

Claire Contamine, 67e Salon de Montrouge, 2023