Une résidence à la Maison Flottante en octobre 2026.
Anna Pichot est diplômée de la Haute École des Arts du Rhin (HEAR) à Strasbourg, où elle a suivi un double cursus en Art et Illustration. Cette formation lui a permis de développer une pratique transversale à la croisée de l’écriture, des arts visuels et de l’édition.
Le texte et la poésie occupent une place centrale dans son travail. Au fil de ses recherches, elle a déployé ces questionnements à travers l’édition, le dessin, la peinture, mais également au sein de formes performatives et de dispositifs d’exposition. Son travail explore les manières dont les formes plastiques peuvent accompagner, prolonger ou transformer l’expérience du texte. La lecture publique et la performance constituent aujourd’hui des dimensions importantes de sa pratique. Elle développe notamment des éditions conçues comme des objets activables, ainsi que des projets d’exposition réalisés en collaboration avec d’autres artistes. Son intérêt porte autant sur l’écriture elle-même que sur les modalités de sa réception : comment un texte peut être lu, vu, entendu, et comment différents médiums peuvent construire autour de lui une atmosphère sensible et une expérience partagée.
Elle poursuit actuellement cette recherche au sein du Master de Création Littéraire de l’Université Le Havre Normandie, où elle approfondit son travail autour de l’écriture tout en maintenant un dialogue constant avec les formes plastiques, éditoriales et performatives qui nourrissent sa démarche. En 2026, Anna Pichot a reçu le Prix Fleuves & Rivières du Cneai pour son projet Quand je deviendrai eau, une recherche qu’elle poursuivra à l’occasion d’une résidence d’un mois à la Maison Flottante.
Projets
Quand je deviendrai eau est un projet éditorial illustré accompagné d’une performance. Cette recherche, initiée autour des théories de l’hydroféminisme, explore les liens de dépendance, de circulation et de transformation qui unissent les corps entre eux ainsi qu’à leur environnement.
À l’occasion de cette résidence, Anna Pichot souhaite prolonger cette réflexion au contact du territoire, de l’eau et du fleuve. Son intérêt porte autant sur l’histoire et les usages de ce dernier que sur les relations sensibles, affectives et symboliques que les habitant·es entretiennent avec lui. À partir de cette immersion, elle souhaite approfondir plusieurs questionnements qui traversent actuellement sa pratique, notamment autour du foyer, de l’habitat et de la maternité : qu’est-ce qui fait qu’un lieu est habité ? Comment s’y construisent des liens d’appartenance, de transmission et de communauté ? Comment se forme un corps collectif, une famille ou un espace de coexistence ?
L’eau apparaît ici comme un prisme permettant de penser ces relations dans leurs mouvements, leurs transformations et leurs continuités. La résidence constituerait ainsi un temps de recherche, de rencontres et d’écriture, nourri par l’observation du territoire et les échanges avec ses habitant·es. De cette expérience pourrait émerger un texte à la fois poétique et théorique, accompagné d’une édition mêlant différents médiums — textes, illustrations et photographies réalisés ou collectés au cours de la résidence. Ce travail pourrait également donner lieu à une lecture performée, où l’édition et les images participeraient à la mise en espace du texte.
Une autre piste de développement consisterait à prolonger cette recherche à travers Où sont les poètes, dispositif créé par l’artiste afin de favoriser la circulation de la poésie et de tisser des liens entre textes, personnes et territoires. Dans ce cadre, elle envisage la création d’un parcours poétique ancré dans le paysage fluvial et le territoire de la résidence. Cette proposition demeure volontairement ouverte et pourra évoluer en fonction des recherches menées et des rencontres réalisées sur place
Partenaires
La résidence bénéficie du soutien et est accompagnée par :
la Haute école des arts du Rhin.