À la fois décrite par son concepteur comme « machine à habiter » et « machine à émouvoir », la Villa Savoye est le cadre d’un atelier qui s’organise autour de cette équivalence, de cette double définition.

Dans un premier temps, les collégiens guidés par le graphiste Pierre Vanni analysent l’organisation architecturale du site afin d’être plus réceptifs aux expériences sensibles qu’offre son architecture. Cette analyse porte sur sa structuration et les « 5 points de l’architecture moderne » que l’architecte met en place (les pilotis, le toit-jardin, le plan libre, la fenêtre en longueur, la façade libre). La villa est un lieu d’expérimentation de la lumière tandis que les principes de modernité de son architecture correspondent à la mise en équation d’une façon de vivre.

Sans support photo ou croquis, l’élève est invité à formaliser en volume et à l’aide de matériaux simples, la Villa Savoye telle qu’il la comprend ou la ressent. Au-delà de la traditionnelle approche structurelle et formaliste de l’œuvre de Le Corbusier, qui tend souvent à réduire ses créations à une pensée rationnelle et systématique de l’architecture, cette activité qui consiste à réaliser des maquettes, permet aux élèves de mieux saisir la pensée moderniste de l’architecte.

Le projet est défini par une convention avec la Villa Savoye et soutenu par le rectorat de Versailles.