Ce projet a été mené par Mathis Collins avec les élèves de l’Unité d’Enseignement du Centre Hospitalier Théophile Roussel. Au cours des dix ateliers organisés au Cneai et à l’Hôpital, les adolescents ont pu réaliser une création plastique, par la fabrication de balles rebondissantes, éditoriale par la conception d’un magazine, et collective, en formant l’équipe de Rebondibreak. Pour l’artiste, la balle rebondissante est un élément de décloisonnement par excellence, dont le lancer et les rebonds surprenants ont un effet libérateur sur celui qui en fait l’usage. Le statut de jouet de la balle rebondissante est d’autant plus beau qu’il laisse le joueur produire ses propres règles, au moment du jeu, avec son imagination propre. La restitution du projet a donné naissance à l’exposition « Mad World, Good World, Strange World » au Cneai, dans laquelle plus de 800 balles rebondissantes multicolores ont été placées au sol. Cette installation, destinée à prolonger l’expérience vécue par les adolescents, invite le public à transformer l’espace d’exposition en véritable terrain de jeu.